Vendredi 23 février 2007

Le discours de François BAYROU sur la social-économie est certainement la base fondamentale de tous les enjeux et préoccupations des français. Si vous ne devez lire qu'un texte, cela doit être celui la :

"Social et économie doivent désormais se dire et se penser en un seul mot". François Bayrou a défendu au cours d’une conférence de presse, son idée de "social-économie". Le candidat à l’élection présidentielle a expliqué que "la lutte contre la dette est un combat social". La recherche et l’entreprise sont, à ses yeux, la source et le moteur de la social-économie. Ses outils, la fiscalité et la politique économique européenne. La finalité de la social-économie : le progrès social en remettant le pied à l’étrier à ceux qui sont loin de l’emploi et en redonnant du pouvoir d’achat au salariés.

(Seul le prononcé fait foi)

Mesdames, messieurs,

Je veux défendre devant vous l’idée de social-économie.

 
D’habitude, dans les programmes électoraux, l’économie représente un chapitre et le social en représente un autre.

Dans cette vision traditionnelle, on produit d’abord, on distribue après. Ou bien, variante, on distribue d’abord pour mieux produire après.

Je crois qu’il faut au contraire considérer le projet économique et le projet social dans leur unité.

La mondialisation est une compétition. Dans cette compétition, la solidité et la solidarité de la société sont un formidable atout. De même qu’en sport, tout n’est pas dans la valeur individuelle des joueurs, beaucoup est dans l’esprit d’équipe.

Et il n’y a de lien social possible qu’avec une économie créative, tournée vers l’innovation, qui produit de la richesse, et qui offre du travail. 

Si bien que social et économie doivent désormais se dire et se penser en un seul mot…

C’est la vision contemporaine de notre modèle républicain français, qui accepte la modernité, connaît les défis de la mondialisation, choisit de les relever dans le cadre national et dans le cadre européen, donne la priorité à la formation de tout un peuple comme arme principale de la compétition.

Cette vision choisit de faire de la France un pays pro-entreprise et pro-recherche. Elle appelle à une vraie politique économique européenne. Elle considère que la lutte contre l’exclusion, à toute génération, oblige à multiplier l’emploi, l’activité. Elle choisit de lutter contre l’accroissement continu de la dette qui est une menace d’abord contre les plus fragiles.

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Par gilles CORNO - Publié dans : présidentielles 2007
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